Jacques Roumain « Gouverneurs de la rosée » éditions Le Temps des Cerises.

  • Gazette mai 06Mais où est le temps où les terres étaient fertiles, où les sols se gorgeaient de l’eau que les ruisseaux donnaient en abondance pour offrir à sa population de quoi travailler et manger ?

Manuel ne reconnaît plus son village Fonds-Rouge, qu’il a quitté il y a si longtemps pour aller travailler à Cuba dans des plantations de canne à sucre. La vie là-bas était rude et pénible mais elle lui a forgé une force et une détermination.

Il retrouve ses parents Délira et Bienaîmé, âgés, fatigués par le manque de nourriture. Plus rien ne pousse sur ces terres arides, ravagées par cette sécheresse. Personne ne réagit, les gens attendent avec fatalité. Ils boivent, ils prient, mais n’agissent plus. Ils sont résignés.

Les habitants ont détruit leurs terres en brûlant les forêts perturbant les cours des ruisseaux et des rivières. Plus rien ne pousse, tout est mort comme eux d’ailleurs.

Manuel revient comme une providence, il décide de faire revenir l’eau au village, mais pour cela il doit impérativement réconcilier les familles qui étaient en conflit depuis trop longtemps.

Il rencontre Annaïse, une belle « négresse » dont il tombe amoureux. Il veut l’épouser mais la vie en décidera autrement.

Malgré les événements qui suivront, son projet sera concrétisé et les villageois pourront enfin cultiver à nouveau dans leurs champs.

Dans ce très beau roman, plein de poésie, Jacques Roumain, nous apporte un témoignage poignant de la vie des haïtiens dans les années 40 où la misère est omniprésente. Les paysages sont merveilleusement bien décrits, ils sont très importants afin que le lecteur puisse prendre conscience de la force de la nature mais aussi de la capacité qu’à l’homme de la détruire.

A force de trop vouloir, les hommes ont épuisé les ressources que pouvaient leur donner leurs champs.

Une belle histoire d’amour née entre Manuel et Annaïse, mais leur amour sera brisé par la mort. Mort de l’être aimé, mais la vie dans le village reviendra grâce à lui.

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