Gilles Marchand « Une bouche sans personne » éditions Aux Forges De Vulcain.

scan0021-copie-2A 47 ans, sa vie c’est métro boulot bistrot dodo.

Du lundi au vendredi il s’engouffre dans les rames bondées de gens qui ne sourient plus.

Du lundi au vendredi il quitte son bureau de comptable pour aller au bistrot.

Il va retrouver ses 3 amis. Lisa la patronne du bar, Thomas et Sam, les considérant comme sa famille.

Ils se sont rencontrés par hasard dans ce bistrot où tous les soirs, ils se réunissent pour jouer, écouter de la musique et discuter de tout et de rien.

Personne ne connaît vraiment la vie de chacun. Ils sont ensemble pour ne pas se sentir seuls.

Mais un soir, à la demande de ses amis, il commence à dévoiler l’histoire de vie.

Il va falloir leur raconter pourquoi ses cicatrices cachées sous son écharpe qu’il porte quelque soit la saison.

Et les soirs après le travail, il raconte à ses amis son histoire. Sa vie auprès de son grand-père Pierre-Jean et tous les soirs, le bar se remplit d’inconnus qui souhaitent connaître la vie de cet homme.

Il parle avec amour et tendresse de ce vieil homme qui s’est occupé de lui, qui l’a aimé, qui l’a fait rêver en racontant des histoires venues tout droit de son imagination, telle que l’histoire des nouilles et de monsieur Panzani.

Et puis, un soir, il décide de ne plus raconter sa vie face à tous ces inconnus venus de plus en plus nombreux.

Seuls ses amis connaîtrons la suite. Il les invite dans l’appartement de Pierre-Jean, appartement qui lui appartient désormais et termine son récit.

Je suis encore bouleversée par ce livre. L’histoire est belle, les mots sont merveilleusement bien choisis pleins de poésie. C’est comme un conte entre réalité et imaginaire avec des personnages attachants et d’autres plus loufoques comme ces danseuses orientales, ce trapéziste, Blanche-Neige et 3 des 7 nains et ce chasseur qui tire sur tout ce qui bouge.

Mais quand il prononce le nom d’un village, là j’ai compris la souffrance et la douleur profonde que ressent cet homme.

La fin du livre est bouleversante, j’en ai même pleuré car en lisant ces derniers chapitres j’ai compris tous les sens de cette histoire, tous ces personnages soi-disant imaginaires qui ressurgissent du passé.

« Une bouche sans personne » le premier roman de Gilles Marchand est un vrai coup de cœur.

Je le recommande vivement.

Cette chronique littéraire vous plait... Partagez là sur les réseaux sociaux :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *