Sébastien Samson « Le marathon de New York à la petite semelle » éditions La Boîte à Bulles.

marathonC’est lors d’une soirée chez des amis, que Sébastien se lance dans un challenge qui n’a l’air sérieux qu’à ses yeux. Courir avec ses copains, le marathon de New York.

Lui qui n’a jamais eu l’âme d’un sportif, la tâche va être rude.

25 décembre 2008 : premier entraînement puis d’autres qui s’ensuivront sur les falaises de Longues-Sur -Mer. Equipé de bonnes chaussures de running.

Printemps 2009 : Seb coure 7 ou 8 kilomètres, 2 fois par semaine, longeant les falaises normandes sous le soleil mais surtout sous la pluie.

Seb apprend à écouter son corps, c’est essentiel quand on coure.

Printemps 2010 : inscription pour le marathon de New York 2011. Les entraînements s’enchaînent.

Janvier 2011 : leurs réservations ont été acceptées. Seb, sa femme et ses amis marathoniens iront à New York pour cette course mythique.

Mais ce n’est pas gagné pour Seb, lui qui a trop tendance à baisser les bras. Un peu têtu, il refuse les conseils de sa femme, se contentant de courir à son rythme sans pratiquer le fractionné. Est-ce la peur qui le rend si méfiant et angoissé ?

Seb a enfin trouvé la motivation qui va lui donner la force d’y arriver. Ecrire une bande dessinée retraçant son parcours dans la grosse pomme.

3 novembre 2011 : départ pour New York, direction l’hôtel, visite de Manhattan et des monuments, se sentir envahi par l’atmosphère de cette ville la plus cosmopolite du monde.

Direction le village du marathon où 48000 coureurs vont récupérer leur dossards.

L’ambiance est bonne enfant.

5 novembre : le grand jour. 4,30 h il faut se lever, se préparer. Direction Staten Island pour le départ.

Après 4 heures d’attente, Seb commence à sentir une certaine angoisse et fatigue. Le départ va bientôt être donné pour le départ de la 2ème vague. Hymne américain retentit et c’est parti. Franchissement du pont Verrazano-Narrows. Une marée humaine déferle vers la ville.

Seb regarde partout autour de lui, tout en gardant un rythme lent, ne sachant pas ce qui l’attend plus loin.

Premier ravitaillement, tout va bien, les supporters sont présents et les encouragements lui font du bien.

Sébastien se parle à lui même pendant qu’il coure, les foulées seront moins douloureuses.

Malgré la fatigue, il continue encouragé par les applaudissements des supporters. Il pense à sa femme et ses amis qui sont partie avec la première vague.

Ne pas penser, courir, juste courir….. Mais les nerfs lâchent.

Seb laisse son imagination divaguer. Il  hallucine se prend pour un monsieur Patate. Plus rien ne va. Il délire complètement.

Plus que 8 kms, ce n’est rien, Seb les coure régulièrement sur la falaise.

Central Park 4 kms les encouragements sont encore plus motivants.

Arrivée sous les applaudissements, remise de médaille, distribution de couvertures, retrouvailles avec Rosalie sa femme.

Mardi 8 novembre départ vers la France.

Merci à Sébastien Samson pour cette BD autobiographique. J’ai adoré.

Pourquoi ai-je choisi cette BD peut être parce que je coure aussi. Pas le marathon, je ne m’en sens pas capable, même si les paris les plus osés peuvent mener à d’aussi beaux résultats.

Sébastien coure seul par manque de confiance en lui, mais lorsqu’il se retrouve entouré de milliers personnes sur le Verrazano-Narrows bridge tous ses complexes s’envolent se laissant emporter par la foule.

Peu importe le temps qu’il mettra, son but c’est de faire les 42,195 kms.

J’ai trouvé amusant la façon dont le corps de Sébastien s’exprime avec ces petits personnages.

J’ai beaucoup aimé aussi le petit clin d’oeil à Edward Hopper page 76.

Pour tous les amoureux de la course à pied, je ne peux que recommander cette bd et pour les non praticiens c’est le moyen de découvrir l’univers des marathoniens.

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