Arto Paasilinna « Le dentier du maréchal, madame Volotinen et autres curiosités » éditions Denoël.

dentierN’était il pas normal que Volomari Volotinen soit atteint du même « virus » que son père ? Collectionner des objets insolites des antiquités venus de contrées parfois très éloignées.

C’est durant un soir d’orage d’avril 1942 que né Volomari. Enfant choyé, il vit au sein d’une famille très unie. Mais une famille atypique, qui collectionne toute sorte d’objet insolite venant parfois d’où l’on ne sait d’où. Mais pour son père tout objet quel qu’il soit a droit à un nouveau départ.

Un terrible incendie dévaste la maison familiale, anéantissant toutes ces années de recherches. Son père en meurt de chagrin et sa mère ne tardera pas à suivre son époux.

Volomari est placé chez une tante, tandis que ses frères et sœurs sont également séparés.

A vingt ans, Volomari rencontre une jeune fille Riitta et partent en voyage en Suisse afin de se fiancer. Mais leur périple ne se déroulant pas comme Riitta l’espérait, elle décide de rentrer chez elle, laissant Volomari avec pour seule compagnie le tandem qu’ils avaient loué pour leur séjour.

Tandem qu’il ne gardera pas bien longtemps. L’échangeant contre le dentier d’un célèbre héro, le maréchal Mannerheim.

Et c’est ainsi que commença sa fabuleuse collection. Les trésors étaient nettoyés, répertoriés étiquetés.

Il rencontre un soir Laura, une femme de vingt ans son aînée. S’installe chez elle et l ‘épouse après son retour du service militaire.

Leur passion commune pour les trouvailles insolites renforce leur union.

De par son métier-juriste dans un cabinet d’assurance- Volomari voyage très régulièrement et en profite pour concilier le travail et sa passion trouvant au cours de ses missions des objets, des antiquités qu’il ramène et qu’il stocke dans un hangar.

C’est grâce à un tire bouchon ayant appartenu à Nätti-Jussi un célèbre bûcheron de Laponie, que Volomari tuera un ours dont il troquera la peau contre un sifflet de locomotive.

Se faire offrir le slip de Tarzan par le célèbre Johnny Weissmuller, fût pour lui un merveilleux souvenir.

Acheter une pierre runique datant du Xième siècle et l’installer sous le pommier du jardin est une grande fierté.

Quel que soit l’objet, qu’il soit insolite, funeste parfois comme une planche funéraire, Volomari ne peut s’empêcher d’acheter, de troquer voire de voler tellement la tentation est forte.

Opportuniste, il n’hésite pas à profiter de certaines situations pour récupérer des biens de grande valeur contre une simple bouteille de wisky.

Volomari essaie parfois d’obtenir certaines reliques par des moyens illégaux, lui un juriste ! Sa soif de « collection » est une sorte de quête, comme une continuité à la collection de son père.

Durant des années, il voyagera pour son travail tout en profitant de faire des affaires inédites. Ramenant à la maison un pressoir hongrois, une guillotine et même la clavicule du Christ, clavicule qu’il a obtenu de façon plus que malhonnête.

Ces aventures lui fera faire  n’importe quoi au péril parfois de sa vie.

Sa femme Laura, elle aussi en sera rendue à faire des choses qui auraient pu avoir de très graves conséquences, mais peu importe, que ne ferait-elle pas par amour !

Arto Paasilinna nous fait voyager à travers la Finlande et bien d’autres pays de l’est. C’est une sorte de carnet d’histoire qu’il nous fait vivre par le biais de Volomari, cet inconditionnel cet obsédé de collection.

L’histoire de Volomari et de sa femme Laura est tout à fait originale mais la fin m’a surprise un peu. Etant donné que ses acquisitions devenaient de plus en plus surprenantes, je pensais que la fin aurait été en relation avec cela mais pas du tout.

Ce roman d’Arto Paasilinna, ne fait pas partie de mes préférés dans sa bibliographie, mais j’ ai tout de même apprécié cette lecture fantaisiste conforme à l’auteur, on se laisse porter par les voyages de Volomari nous entraînant dans des histoires plus loufoques les unes que les autres où les personnages sont attachants, atypiques, originaux, voire fous…

Ne faut-il pas l’être un peu pour récupérer une toison pubienne découverte lors de fouille sur la côte de l’Arctique ?

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