Christian Eudeline « Jean-Louis Aubert Intime » éditions Prisma.

jean-louisNé le 12 avril 1955 à Nantua, fils d’un sous-préfet, Jean-Louis âgé de 12 ans se passionne grâce à sa soeur au rock. A 13 ans il a sa première guitare et à 16 ans décide qu’il sera artiste musicien. Ce qui n’est pas vraiment au goût de ses parents.

Il rencontre Louis Bertignac, tous les deux partagent la même passion pour la guitare et deviennent inséparables. Ils forment le groupe « Korange » qui se dissout quelque temps plus tard.

1974, le bac en poche, Jean-Louis part aux Etats-Unis. Louis et Lionel le rejoignent et vont de ville en ville en faisant la manche pour subsister. De retour en France, ils forment chacun de leur côté des groupes aux noms parfois provocateurs.

Puis un jour, le groupe Téléphone arrive sur le devant de la scène sans que personne ne les attende. Quatre jeunes gens, trois garçons-Jean-Louis, Louis et Richard ainsi qu’ une fille-Corinne- vont révolutionner le monde du rock français. Quatre jeunes dynamiques, optimistes, énergiques vont bouleverser l’ordre des choses.

Malgré des débuts un peu difficiles-il faut savoir trouver sa place-les concerts vont s’enchaîner. D’abord dans de petites salles où parfois la violence est omniprésente faisant des blessés voire des morts. Mais le groupe continue de jouer et leur persévérance portera ses fruits et les éloges venant des journalistes ne cesseront d’affluer.

Un contrat auprès d’une maison de disques et la vente de leur premier album arrive aux 100000 exemplaires.

Le groupe s’éclate durant les concerts, chacun a son propre rôle qu’il connaît par cœur. La symbiose entre les musiciens et le public est parfaite. « Téléphone » diffuse l’espoir, l ‘énergie, le bonheur, c’est le symbole de toute une génération.

Le succès les amène à voyager dans le monde pour se produire sur des scènes face à un public qui parfois ne les connaît pas mais peu importe, le groupe Téléphone les embarque dans leur délire musical.

Les années passent et leur ferveur est toujours aussi présente même si le groupe semble doucement se diriger vers la porte de sortie.

1986, le groupe se sépare, l’aventure se termine. Chacun va prendre une année sabbatique pour vivre une carrière en solo.

Jean-Louis s’oriente vers des musiques plus cool, des ballades comme « Le jour s’est levé » ou « Les plages ».

Les débuts en solo sont assez difficiles mais Jean-Louis ne renonce pas, il enchaîne les concerts dans des petites salles, comme s’il recommençait à zéro. Ses albums se vendent « gentiment » mais peu importe, il continue et croit en sa destinée.

C’est à Annecy au parc d’expo que son concert prouvera qu’il est sur la bonne voie. Ce fut une pure réussite.

Jean-Louis devient son propre producteur et l’aventure solo continue dans la bonne direction. Sa fougue et son dynamisme sont toujours ses alliés lors des concerts où il se produit.

Malgré les années qui passent, Jean-Louis ne prend pas une ride, il reste ce jeune adolescent, timide, souriant, pudique. Mais l’âge étant, il prend conscience de beaucoup de choses sur la vie, sur sa vie, sur son parcours. Une certaine maturité s’empare de lui et ses chansons en sont le reflet. Il compose également quelques musiques de films dont -Il y a longtemps que je t’aime, Le dernier pour la route, La jalousie et L’ombre des femmes.

Ses albums traitent de l’environnement, de l’amour, de la tendresse de l’amitié fraternelle. Sentiments qui accompagnent Jean-Louis depuis des années. Son public apprécie.

L’album « Roc Eclair » est le plus abouti car le plus très personnel.

Malgré des relations parfois tendues, les trois garçons décident de se retrouver et de reformer le groupe « Téléphone ». Corinne ne fera pas partie de la nouvelle aventure.

Le 11 septembre 2015, sur la scène du Point Ephémère, le nouveau groupe qui s’appellera dorénavant « Les Insus ?» donne son premier concert.

Leur complicité n’a pas pris une ride, comme eux d’ailleurs. Leurs chansons sont restées bien ancrées dans le cœur des fans et la soirée à Olympia en est la preuve. Le public est en liesse ébahi par la même efficacité que dégagent les trois compères.

Christian Eudeline a su nous faire revivre les années Téléphone pour notre plus grand bonheur surtout la génération dont je fais partie, les cinquantenaires. Les années euphoriques du rock français comme savait si bien le faire partager Jean-Louis et ses complices. Un rock plein d’énergie, de rébellion mais jamais violent.

Les amours les désamours de ce groupe mythique jusqu’à la carrière solo de Jean-Louis Aubert. Carrière rondement menée, pleine de maturité et de sensibilité.

Très peu de choses sont dites concernant sa vie privée et je trouve cela très honorable de la part de l’auteur.

Ce qui m’a beaucoup touché, c’est le passage où Jean-Louis a accompagné son père jusqu’à la fin. Merveilleux moment de complicité et d’amour.

Le but c’était de connaître la vie du groupe et Christian Eudeline l’a très bien racontée. Il a même analysé les chansons que ce soit durant la période Téléphone ou celle de Jean-Louis Aubert en solo. Chacune d’elle a son histoire. Elle n’est pas écrite par hasard.

J’ai appris beaucoup de choses car bien que j’apprécie énormément Téléphone et Jean-Louis Aubert, je ne connaissais pas réellement leur histoire et Christian Eudeline m’a beaucoup appris grâce à son livre que je pense beaucoup apprécieront.

A la fin du livre, on peut découvrir un Abécédaire insolite de Jean-Louis Aubert très intéressant, ainsi que toute sa discographie.

Juste pour le plaisir, une de mes chansons préférées. Superbe clip vidéo réalisé par Dominique Issermann, célèbre photographe de mode et de publicité.

 

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