Liane Moriarty « Petits secrets grands mensonges » éditions Albin Michel.

Un quartier résidentiel tranquille de Sydney, trois femmes, Janes, Madeline et Céleste, des maris, des ex-maris, des enfants, des rumeurs, des secrets, des mensonges, voilà les ingrédients de ce cocktail imaginé par Liane Moriarty pour en faire une intrigue dont le suspens ne vous lâchera pas du début jusqu’à la fin.

Tout commence par une soirée quiz organisée par les parents d’élèves de l’école Pirriwee publique. La soirée bien trop alcoolisée, les esprits s’échauffent, les hommes en finissent aux mains. Bilan : plusieurs blessés mais également un mort.

Mais qui est la victime ?

Retournons six mois avant le drame.

Janes, une jeune mère célibataire vient de s’installer dans ce quartier paisible de Sydney. Mère d’un petit garçon de cinq ans, Ziggy, elle fait la connaissance de Madeline et Céleste.

Janes semble si jeune, que Madeline et Céleste la prenne sous leurs ailes afin qu’elle puisse s’intégrer à la vie du quartier et de l’école.

Le jour de la rentrée scolaire, Ziggy est accusé de harcèlement par Amabella la fille de Renata. Mais ces accusations sont-elles réellement fondées ? Est-ce vraiment ce petit garçon si calme et réservé qui s’en prend à cette fillette ?

Les ragots et les rumeurs vont bon train jusqu’à faire circuler une pétition pour exclure le garçon de l’école.

Janes reste confiante, persuadée que son fils n’est nullement le responsable. Elle sait qu’il n’a pas hérité des gènes de son père. Un homme violent et dominateur qu’elle a rencontré juste un soir d’ivresse et de déprime.

Liane Moriarty a réussi à nous emmener dans une histoire qui aurait pu être ordinaire. La vie d’un beau quartier résidentiel où tout le monde se connaît et se côtoie quotidiennement. Mais ce côté paisible n’est qu’une façade.

L’hypocrisie, les commérages, les ragots, les secrets et le mensonges sont le quotidien de ses habitants.

Au fur et à mesure de la lecture, on se pose la même question : Qui est mort ?

L’intrigue est si bien ficelée que l’on change d’avis à chaque fin de chapitre.

Est-ce Janes, ou Ziggy qui semblent déranger la vie de cette communauté ?

Est-ce Nathan l’ex-mari de Madeline ou Bonnie la nouvelle compagne de Nathan que Madeline déteste au plus au point.

Est-ce Céleste, cette femme battue par son mari dès la moindre contrariété ou bien est-ce Perry le mari de Céleste ?

Mais pourquoi pas Renata la mère d’Amabella ?

Durant toute cette lecture prenante nous avons l’embarras du choix.

Ce n’est qu’à la fin de l’histoire que l’on découvre le nom et bien entendu les conséquences de ce drame.

Une très belle réussite.

Un coup de cœur.

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