Serge Scotto-Eric Stoffel-Eric Hübsch-Sandrine Cordurié « Topaze » Tome1 et 2 éditions GrandAngle.

Topaze, jeune instituteur exemplaire enseigne à la pension Muche. Il est amoureux d’Ernestine, la fille du directeur. Mais sa timidité l’empêche de lui faire la cour. Il demande conseil auprès de ses collègues. Mais leurs conseils ne sont pas toujours à appliquer à la lettre. Topaze se fait congédier après une suite de malentendus.

Dépité, il décide de retourner voir la mère de Gaston, dont il donne des cours particuliers. Mais la proposition qu’elle lui avait faite n’est plus valable. Le petit garçon doit partir vivre chez son père.

Suzy, la mère de Gaston est la maîtresse d’un certain Castel-Bénac, un conseiller municipal, politicien véreux sans scrupule et de mauvaise foi. Tous les deux trempent dans des affaires plus que malhonnêtes et décident d’embringuer le pauvre Topaze dans leurs histoires de pots-de-vin et de prête-noms.

Topaze finit par accepter ne sachant pas vraiment en quoi consistera son travail, mais ce nouvel emploi lui semble être la plus belle chance de sa vie.

Les jours passant, il se rend compte que Suzy et Castel-Bénac lui ont menti. Son poste n’est que supercherie. Il se sent piégé, son honneur est bafoué, lui qui enseignait si bien la morale à ses élèves….. Qu’est-il devenu ?

Topaze n’aspire qu’à se venger en devenant le Maître du jeu. Dorénavant c’est lui qui tiendra les rênes. Peu importe son honneur et sa morale pourtant autrefois si chère à son cœur. L’argent est devenu sa force.

Corruption, magouilles, trafics d’influence, immoralité sont les ingrédients de cette histoire qui n’a pas pris une ride.

Topaze, brave instituteur, homme droit, honnête dont la morale n’a jamais fait de vague, devient le maître de la situation. Il sombre dans le « côté obscur » du monde des affaires et de la politique.

Les femmes sont belles, sans état d’âme, libres de leurs choix, qui n’ont pas honte d’utiliser leurs charmes pour amadouer un homme timide comme Topaze. Ernestine et Suzy sont représentatives de la femme libérée.

Quant à Castel-Bénac, son attitude de mafieux n’a pas vraiment changé dans le monde de la politique. Se croyant intouchable il finit par se faire berner par un simple instituteur qu’il croyait stupide.

Pagnol a écrit cette histoire mais pensait-il que ce sujet serait toujours d’actualité au 21ème siècle ?

En tous les cas, raconter « Topaze » en Bande dessinée est une belle réussite. Les dessins d’Eric Hüsch, les couleurs de Sandrine Cordurié sont parfaits. Le scénario de Serge Scotto et d’Eric Stoffel est drôle, touchant et réaliste.

Merci pour cet agréable moment de lecture.

Je pense que je vais acheter « Merlusse » afin de compléter la collection.

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