Carlo Lucarelli « Albergo Italia » éditions Métailié.

Elle, c’est une oualla, une joueuse. Elle aime s’amuser avec les hommes, non juste un homme, le soldat Corbetta Pasquale celui qui passe ses nuits à monter la garde dans le dépôt militaire de la colonie à Massaoua.

Elle aime l’aguicher, l’attirer vers elle, elle n’est pas une putain, elle aime juste jouer.

Massaoua, colonie italienne d’Afrique au nord de l’Ethiopie dans ce petit pays qu’est l’Erythrée où la chaleur est suffocante, étouffante, où le sable souffle et vous pénètre. Où les nuits sont toutes aussi moites que les jours. Les gens préférant très souvent dormir dehors pour espérer le moindre filet d’air.

Le capitaine Colaprico est appelé par l’adjudant Bertone. Des hommes sont entrés par effraction dans un entrepôt du camp militaire. Il semblerait que rien n’ait été volé mais Obgà, le carabinier indigène qui accompagne le capitaine ne semble pas être du même avis. Certaines caisses ont été ouvertes, déplacées mais aucune n’a été emportée, en vue d’une diversion.

Un coffre-fort a été dérobé durant cette opération.

Ce soir là, le ciel gronde à Massaoua, une pluie d’orage tombe sur le sol sableux et poussiéreux. L’inauguration du grand hôtel Albergo Italia va avoir lieu dans peu de temps. Mais cet événement va être perturbé par la mort d’un homme retrouvé pendu dans sa chambre. Trop d’indices semblent démontrer que cette mort n’est pas un suicide mais un meurtre. Le capitaine accompagné d’Ogbà vont mener l’enquête.

L’affaire est un peu trop vite résolue. Le sous lieutenant Franchini aurait assassiné Antonio Farandola juste pour une histoire de dette de jeu.

La capitaine a de sérieux doutes quant à ces conclusions aussi hâtives et décide d’interroger certains clients de l’hôtel.

Est-ce Stevano Michele, un jeune géologue de 31 ans, séduisant venant de Palerme n’ayant aucun antécédent judiciaire, ou bien cette sublime créature rousse prénommée Margherita, une croqueuse d’hommes, ou ce couple dont l’homme est venu pour démanteler des stations d’agronomie expérimentales, à moins que ce ne soit Sàlle Marriàn, le jeune secrétaire et l’amant d’un marchand grec ?

La mort de Farandola n’aurait-elle pas un rapport avec le vol du coffre-fort……

Dans la chaleur de Massaoua, une enquête est menée par un capitaine et un carabinier indigène. Une enquête rondement menée par deux hommes très perspicaces. Une histoire écrite avec finesse et efficacité qui se laisse lire avec une envie forte de savoir qui est l’assassin.

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