Christophe Gaultier & Sylvain Ricard « Kuklos » éditions Futuropolis.

Né en 1908, Thomas Jackson vit avec sa mère son père et ses deux oncles dans une grande propriété au sud des Etats-Unis.

Le jeune garçon grandit dans une famille de klanistes. Son père et ses deux oncles sont membres de ce mouvement appelé le Ku klux klan. Groupe connu pour son extrémisme, sa haine des minorités.

Après une intronisation réussie, Thomas rejoint le clan des soi-disant sauveurs des Etats-Unis d’Amérique.

Trente ans plus tard, il devient klavalier dans le corps d’élite paramilitaire du kkk, prenant la place de son père.

Mais les rivalités internes se font de plus en plus nombreuses et violentes.

Hummond, considéré comme ultra-radical est alors éloigné du groupe et mis hors de portée. Thomas le succèdera.

Hummond ne compte pas en rester là. Trois mois plus tard, le père de Thomas meurt d’une balle dans la tête.

La guerre est déclarée, Thomas veut se venger de la mort de son père malgré les réticences de sa mère, préférant que son fils quitte cette secte avant qu’il ne soit trop tard.

Profitant d’un combat de boxe entre noirs, Thomas Jackson et son groupe décident de s’y rendre pour « casser du nègre ». Mais la situation vire en leur défaveur. Les voilà tabassés et prisonniers par trois grands blacks. Mickey un géant de deux mètres, Léo Louis et Joey Frank les deux boxeurs.

Nelson, la dernière recrue du groupe ne supportant pas la torture finit par avouer que cette opération n’était qu’un traquenard organisé par Hummond.

Bd aux couleurs sombres comme l’histoire qu’elle raconte, de la violence, du sang, des morts sont les ingrédients de cette période où les meurtres, les pendaisons et les viols étaient le quotidien des minorités noires. Le kkk voulait à tout prix éradiquer cette « race » qu’il considérait comme une race inférieure.

Une histoire de conviction, de racisme, hélas encore présent , de violence, de haine, de peur, de trahison. Des dessins sans concessions, directs, comme les coups que prennent les noirs mais aussi les blancs. Des personnages aux traits hachurés comme des coups de couteaux assénés sur les corps.

Des textes radicaux comme les membres de cette organisation extrémiste, qui hélas existe encore aux Etats-Unis, certes moins virulente mais toujours présente.

La première édition de « Kuklos » a été publiée en 2003.

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