Ghislaine de Sury « Le goût de vieillir » éditions de La Martinière.

Vieillir, personne n’y échappe, mais l’accepter est parfois une autre histoire, une histoire de vie. Une histoire d’avis. Ghislaine de Sury l’a bien compris et nous fait partager sa vision de la vieillesse.

Quand on a la chance de passer les années avec douceur et volupté, le goût de vieillir ne dégage ni amertume ni colère contre le temps qui passe. Le goût de vieillir prend alors toute sa saveur.

Ghislaine de Sury parle du temps qui s’écoule avec des mots pleins de délicatesse comme si la vieillesse était un moment de sa vie qu’il faut protéger et aimer comme sa propre chair.

Etre capable de rire avec, lui faire quelques petits pieds de nez, s’en amuser. Profiter des moments pour soi, vivre à son rythme. Peu importe si l’on avance moins vite, le principal c’est que le but soit atteint.

Profiter du statut de grand-mère pour jouir des moments forts avec ses petits-enfants.

S’ouvrir aux inconnus dans la rue, parler avec un sdf, dans le métro, se retrouver avec ses amis, aimer cette nouvelle vie qui se réduit de jour en jour.

Même si Ghislaine de Sury reçoit les années avec douceur, certains de ses amis sont confrontés à la maladie et la mort. La mort sujet encore tabou pour beaucoup. Comment faire face à cette destinée irréversible ?

Sujet délicat qu’elle aborde avec beaucoup d’émotion et de réalisme.

Ce livre joliment écrit est une très belle ode à la vieillesse, au temps qui passe. Très bel hymne aux joies, aux souvenirs, aux peines, aux souffrances de la vie dont nous ne pouvons y échapper. Vieillir est inévitable, mourir aussi, c’est notre destinée, Ghislaine la bien compris. Aborder la vieillesse, l’adopter et l’accepter…….

Cette chronique littéraire vous plait... Partagez là sur les réseaux sociaux :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *