Annie Goetzinger « Les apprentissages de Colette » éditions Dargaud.

Le 15 mai 1893, Sidonie-Gabrielle Colette  âgée de 20 ans épouse Henry Gauthier-Villars, un homme volage de 14 ans son aîné.

Chroniqueur musical à Paris, il emmène sa jeune épouse vivre quartier Latin, où il va faire découvrir à la jeune villageoise, la vie parisienne. Les soirées, les spectacles, les concerts. Il faut savoir se montrer dans cet univers mondain.

Lors d’un séjour de convalescence, Colette décide d’écrire ses souvenirs, mais ils seront publiés quelques temps plus tard sous le nom de Willy, son époux, réputé d’employer des nègres pour rédiger ses romans.

Le roman « Claudine à l’école » rencontrera un énorme succès, 40000 exemplaires vendus en 2 mois. S’en suivra une adaptation  théâtrale qui connaîtra également un succès.

Les soirées mondaines s’enchaînent. Colette s’adonne au libertinage, aux rencontres féminines et masculines pendant que Willy collectionne les conquêtes comme il l’a toujours fait.

Le couple se sépare, Colette devient l’amante de Mathilde de Morny, marquise de Belbeuf. Cet amour fait scandale lors des représentations théâtrales. Les 2 femmes sont huées, insultées, les ragots vont bon train.

Colette continue ses tournées dans les théâtres de France pendant que son amante l’attend patiemment à Rozven.

Colette va rencontrer lors de sa tournée, Auguste Hériot, l’héritier des magasins du Louvre. mais elle quittera son amante pour épouser le 19 décembre 1912 le baron Henry de Jouvenel des Ursins, un journaliste dont elle aura une fille Bel -Gazou.

Le 2 août 1914, la guerre est déclarée, Henry de Jouvenel part au front à Verdun, il rentre en 1918, commence une carrière politique et quitte Colette quand il apprendra qu’elle est devenue la maitresse de Bertrand le fils qu’il a eu avec une ancienne maîtresse.

Les années passent, Colette signe enfin son premier roman « Le blé en herbe » sous le nom de Colette.

Elle mourra le 3 août 1954 d’un cancer. Des honneurs nationaux seront célébrés un peu plus tard.

Très belle BD. Magnifiquement dessinée, aux couleurs pastel d’une extrême tendresse. La volupté et la beauté des femmes est omniprésente, la femme semble mise à l’honneur dans cette époque où elle cherchait à s’émanciper, à exister. Colette en est l’exemple même.Une femme avide de liberté, peu importe ce que pense les gens. Une femme qui pense, qui séduit, qui aime, qui trompe, qui se trompe parfois à elle-même. Une femme libre de son corps et de son esprit. Une femme liée à sa mère dont elle avait gardé une correspondance régulière. Une femme au besoin d’amour mais ne sachant pas vraiment le garder, allant de bras en bras, de lit en lit. Peut-être incertaine quant son propre amour !

Je me suis vraiment plongée dans cette histoire, passionnante de cette femme en avance sur son temps.

Un coup de cœur…..

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