Grégory Mardon « Prends soin de toi » éditions Futuropolis.

Alors qu’il est en plein travaux dans l’appartement qu’il vient d’acheter, Achille trouve sous le lino une lettre datant de 1976 destinée à l’ancienne propriétaire , mademoiselle Cardin, décédée depuis bientôt un an.

Achille décide d’ouvrir la lettre étant donné que le neveu de la défunte n’en veut pas.

L’expéditeur est un certain Tristan Vlanek, l’homme que mademoiselle Cardin devait rejoindre à Marseille pour vivre des jours heureux ensemble.

Sur un coup de tête, Achille décide de partir pour Marseille retrouver Tristan et lui rendre cette lettre.

Son baluchon fixé sur le porte bagage de sa Vespa, Achille part vers la capital phocéenne.

Durant tout son voyage, un souvenir l’obsède, toujours ce même souvenir qui le hante depuis que sa compagne l’a quitté.

« Prends soin de toi » lui disait-elle, mais Achille ne veut pas renoncer, la chercher, la retrouver. Pour quoi ? Pour se faire du mal, pour essayer de la reconquérir. Non, il doit penser à lui, faire son deuil de cette douloureuse séparation.

Ce voyage est-il un prétexte pour accepter cette solitude, pour se remettre en question et démarrer une nouvelle vie ?

Achille continue son périple jusqu’à Marseille, s’arrêtant dans les campings, plantant parfois sa tente sur la plage, se baignant nu dans la mer, comme pour se libérer de cette souffrance qui le ronge.

Arrivé enfin à Marseille, Achille se rend chez Tristan mais la porte est close.

Il s’installe à la terrasse d’un café, discute avec un vieil homme, lui racontant sa mission.

Le vieil homme l’écoute attentivement…..

C’est le genre de bd qui se lit rapidement mais qui vous laisse dans la réflexion totale.

On se prend une claque, en tous les cas pour moi laissant une empreinte qui va mettre un peu de temps à disparaître.

Cette soi disant mission que s’est donnée Achille n’est qu’un prétexte pour partir loin de ses souvenirs, mais la fuite est-elle la solution. Essayer de régler le problème des autres réglera-t-il son propre problème ? L’acceptation de la séparation

Partir en Vespa, c’est la liberté, l’évasion, cela va-t-il suffire à Achille pour se sentir enfin libre ?

Un gros coup de cœur pour cette BD haute en couleurs.

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