Cadène & Bétaucourt & Cartier « One two three four Ramones » éditions Futuropolis.

Amérique du sud, Buenos Aires, dernière tournée des Ramones. Après le groupe va se dissoudre comme toute cette drogue qui a tant coulée dans leurs veines. Cette « saloperie » destructrice qui les faisait avancer. Pas toujours très droit mais qui les a emportée vers un autre monde. Celui du rock des années 70. Celui de la période punk. Qui disait punk disait violence, sexe, alcool et drogue.

Violence d’une jeunesse en colère, alcool et défonce pour oublier cette vie d’insouciance. Sexe pour exorciser la violence trop présente.

C’est durant ces années « mythiques » que le groupe « Ramones » s’est crée. Dee Dee, Johnny, Joey et Tommy Ramones -en référence au nom que prenait Paul Mac Cartney pour passer incognito – forment dorénavant un groupe punk rock comme beaucoup à cette époque.

Mais il ne suffit pas de connaître trois accords de guitare pour se proclamer musiciens.

Le groupe est « à chier » comme le crie trop souvent Johnny. C’est de la merde. Aucune méthode, aucune cohésion dans le groupe. C’est du grand n’importe quoi.

Se défoncer et boire avant les concerts n’est guère encourageant pour ce groupe qui se voulait prometteur.

Trop de tension, trop de concerts minables, Tommy décide de quitter le groupe. Un autre prendra sa place….

One Two Three Four Ramones » c’est l’histoire d’un groupe punk new-yorkais dont les membres passeront le plus clair de leur temps à se défoncer, s’engueuler, défrayant les chroniques par leur violence.

C’est le temps des Sex Pistols, d’Iggy Pop, des Clash, de Blondie et bien d’autres encore. C’est le temps où chacun trouvait un semblant de réconfort dans la drogue et l’alcool et la musique.

C’est le temps du « grand n’importe quoi », où chacun faisait ce dont il avait envie peu importe les conséquences dans le groupe. Chacun pensait à soi, malgré la discipline qu’essayait d’inculquer Johnny.

Pour ceux qui n’ont pas connu cette époque, cette BD en est une très bonne l’illustration.

Des textes percutants, violents à l’image des années punk rock.

Des illustrations noir et blanc, très chargées comme les mecs qui sont dessinés d’ailleurs…. Des images dont il faut prendre le temps d’observer car riches en détails même si les personnages, eux, ne faisaient pas dans le détail. Pour eux ce n’était que violence, sexe, drogue, alcool mais surtout leur musique le punk rock.

Les Ramones se sont séparés comme ils se sont crées. Partis dans tous les sens. Chacun a poursuivit sa vie sans plus jamais se revoir.

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