John-Erich Nielsen « Les roses de Sarajevo » éditions HoH.

Il s’appelle Mirko Dokac, il est catholique. Elle se prénomme Emina Sulejmanovic, elle est musulmane. Il est étudiant, elle professeure. Il étudie l’art, il veut être restaurateur, elle lui enseigne l’histoire de l’art à l’académie des beaux-arts de Sarajevo.

Mirko dévale à vélo les rues de la ville en direction de l’école. Son coeur bât à vive allure, il va rejoindre son professeure pour laquelle il éprouve un amour secret.

1992 Sarajevo, où flotte comme un air frais de liberté retrouvée, une ambiance de joie nouvelle.

Mirko fait partie de cette jeunesse bosniaque qui a votée pour son indépendance. Vivre libre fut le choix de 99 % des nouveaux compatriotes.

Printemps 1992, Mirko et Mina vont vivre un amour d’une force que rien ne pourra détruire.

Dans une ville assiégée par les chetniks, ces snipers bosno-serbes empêchent toute vie d’avancer. N’hésitant pas à tirer sur quiconque souhaite traverser les rues de jour comme de nuit.

Difficile pour la population de trouver de quoi manger et boire. Les casques bleus distribuent de l’eau qu’il faut aller chercher au risque de sa vie. Tous les jours Mirko ou Mina se rendent au lieu de rendez vous, portant les jerricans trop lourds.

Mirko ne va plus à l’académie, Mina non plus d’ailleurs. Il enterre les morts dans le stade de la ville. Entassant les cadavres dans un vulgaire trou. Reconnaissant parfois des personnes parmi les victimes des snipers.

Ne supportant plus cette situation, le jeune couple décide de fuir la ville en compagnie d’Amra la mère de Mina. Rien de ne passe comme il était prévu. Ils doivent rebrousser chemin et rentrer chez eux, dans cet appartement délabrés aux murs démolis, au toit troué par les obus.

Malgré cette situation leur amour ne faiblit pas, loin de là. Il est plus fort de jour en jour. Rien de pourra les séparer.

Tiré d’un fait réel, l’histoire de ces deux jeunes adultes est touchante. Dans une ville assiégée par les milices, Mirko et Emina vont être confronter à la mort, l’amour, la peur, la liberté perdue, aux choix qu’ils devront prendre.

C’est une jolie histoire dont le thème de la guerre civile prend parfois le dessus sur l’histoire d’amour. Certainement volontaire de la part de l’auteur afin d’éviter les clichés des romans à l’eau de rose. Et c’est tant mieux. Cela évite les mièvreries de certains romans d’amour.

Moment agréable de lecture.

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