Fred Campoy & Mathieu Blanchot « Une vie avec Alexandra David-Néel » livre 2. éditions GrandAngle.

Les années ont passées. Marie-Madeleine Peyronnet est toujours présente auprès d’Alexandra David-Néel qui va bientôt fêter ses cent ans.

Tous les jours, la vieille femme raconte ses aventures au grand bonheur de sa dame de compagnie.

Son expédition à Lhassa, la capitale du Tibet qui à l’époque était interdite aux étrangers et de surcroît aux femmes européennes. Peu importe, Alexandra et son ami fidèle Yongden se déguisent et se griment en ardjopas et réussissent enfin après un voyage difficile et périlleux à pénétrer dans la cité.

Elle raconte sa rencontre en 1900 à Tunis avec Philippe Néel, un ingénieur  en chef des chemins de fer tunisiens. Ils deviennent amants. Femme indépendante, mais sans ressource, Alexandra se verra contrainte d’épouser Mouchy malgré les frasques de son futur époux.

Mais l’envie de voyager et de liberté refait surface. A quarante trois ans, Alexandra décide de partir en Asie et reviendra quatorze ans plus tard.

Alexandra vivra selon ses propres désirs, sans contraintes ni engagements.

Malgré son âge très avancé, elle espère toujours voyager, d’ailleurs elle décide de partir avec Marie-Madeleine à Berlin et pousser l’expédition jusqu’à New-York et cela dans une 4CV. Mais ce périple ne se fera pas, la vieille dame souffre trop de rhumatismes qui l’obligent à rester coincé au premier étage de la maison.

La vie d’Alexandra David-Néel n’aura été que voyages et expéditions, recherchant la voie qui l’a conduira jusqu’à son dernier périple. Celui dont on ne revient pas.

Elle qui voulait mourir dans les Chagtland, près des grands lacs tibétains, Alexandra s’éteint le 8 septembre 1969, dans « le trou ». Après une longue agonie, elle fera son dernier voyage, laissant Marie-Madeleine dans une immense tristesse malgré tout ce que la vieille femme lui a fait endurer durant toutes ces années.

Le livre 2 de « Une vie avec Alexandra David-Néel » est une très belle réussite. Encore plus fort en émotion, ce deuxième volume est une belle leçon de vie. Emouvant, touchant, drôle parfois, il révèle la force que cette femme a eu durant toute sa vie. Mais que cachait-elle ? Une souffrance enfuie depuis sa plus tendre jeunesse. Le rejet de sa mère lui donna l’envie de fuguer puis un jour de partir loin pour espérer oublier ce refus d’être aimée par celle qui l’enfantât.

Les dessins de Mathieu Blanchot sont magnifiques, les textes de Fred Campoy sont parfaits et  justes, ce qui fait de ce livre 2 une vraie réussite.

Cette chronique littéraire vous plait... Partagez là sur les réseaux sociaux :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *