Halim « Petite maman ». éditions Dargaud.

Brenda a aujourd’hui 29 ans, elle se confie, se libère……Il faut apprendre à pardonner, se pardonner…..

Toute son enfance n’a été que violences, coups, insultes, humiliations, frustrations. Toute son enfance n’a été que désespoir, prisonnière d’une vie qu’elle n’a pas choisie. Une vie qu’elle a subie. Enfant non désirée par une mère bien trop jeune. A 15 ans on a d’autres choses à faire que d’être mère. Un père inexistant. A 17 ans, un ado ne veut surtout pas s’encombrer d’une femme et d’une gosse.

Brenda encaisse les coups, jour après jour. Endurant le caractère excessif et instable de sa mère en constante dépression. Tentant de gérer les sautes d’humeur de Stéphanie, sa maman qu’elle aime. La fillette essaie comme elle le peut à prendre la place de sa mère pour rendre la vie plus paisible.

Mais Stéphanie est incapable de vivre une vie stable, ramenant régulièremenr des hommes chez elle, laissant sa fille à Cathy la grand-mère.

Et puis un jour, Stéphanie rencontre Vincent, un pauvre gars aussi paumé qu’elle. Sans emploi, l’homme commence à montrer des signes de violence. Elevé à la dure, il essaie d’inculquer une certaine discipline à Brenda mais en vain. Alors, il se défoule sur elle et sur Stéphanie enceinte encore et encore jusqu’à ce que sa colère s’apaise.

L’arrivée de Kévin, le petit frère ne va rien arranger. Brenda n’est pas l’enfant légitime. Elle continue à encaisser les brimades, les violences, les insultes de la part de ce monstre prêt à la tuer quand ses accès de démence l’emporte dans des colères incontrôlées.

Même Noémie, une assitante sociale n’a rien pû faire. Brimée par les contraintes administratives et politiques, le cas de Brenda a été classé faute d’éléments concrets.

Et puis un jour, c’est l’acte de trop. Stéphanie ne peut plus continuer à regarder, voire à participer à ce carnage familiale.

Bon, disons que lire une telle BD ça plombe un peu l’ambiance. Mais je sais que beaucoup de gosses subissent de telles violences. Quelles soient verbales ou physiques, les violences sont inconcevables, intolérables.

Ce sujet grave est traité avec une grande pudeur mais Halim a su « frapper » le lecteur afin qu’il n’en sorte pas indemme.

Les dessins sont « percutants », les textes aussi, ils vous prennent aux tripes, vous faisant monter la colère parce que ce genre de situation intolérable est encore trop fréquente de nos jours.

Halim sera présent au Festival « Quai des Bulles » à Saint-Malo.

http://www.quaidesbulles.com/

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