Patrick Eudeline « Les panthères grises » éditions de la Martinière.

Des quatre garçons, il n’en reste plus que trois. Guy, Didier et Bebel. Les Moonshiners ne sont plus depuis bien longtemps. Résignés à stopper leur carrière dans les années 80, années où une nouvelle vague de musiciens a pris la relève.

Les shorts ont remplacé les pattes d’eph’, les crânes lisses ont pris le dessus sur les coiffures apprêtées.

Chacun s’est plus ou moins casé. Femme, enfants. Divorce. Un boulot pas vraiment emballant. Une vie banale en quelque sorte….

Parfois, ils se retrouvent pour animer des soirées, des bals ou des mariages. Le coeur n’y est pas toujours mais ils font semblant d’y croire encore un peu en se défoulant sur un solo de guitare, oubliant tout le reste.

Leur vie n’est que nostalgie. Coincés dans les années soixante dix, chaque instant les ramène quarante ans en arrière. Les musiques actuelles, les émissions télé, les villes comme Paris sont sujet à la moindre critique et comparaison. Autrefois c’était ainsi. La vie était toute autre.

Lors d’un séjour à Paris, Guy et Didier comme deux pèlerins, errent dans les rues de la capitale se souvenant des lieux et des musiques d’autrefois, leur autrefois. Ils rentrent dans un bar le « Cansado » un troquet d’un autre temps, leur temps où la vie n’a pas bougée, les meubles non plus ni les propriétaires Mado et Nadire. Nadire un ancien braqueur ayant purgé ses peines depuis bien longtemps est en pleine conversation avec son fils un chauffeur de limousine. Leur discussion tourne autour d’une certaine Nikky Real, une star américaine connue dans le monde entier. Femme d’un rappeur tout aussi connu et richissime.

Et voilà Guy et Didier embringués dans un hold-up. Voler les bijoux et l’argent de cette VIP.

Dans son roman « Les panthères grises » Patrick Eudeline raconte dans un rythme rock&roll et nostalgique d’une époque révolue, la vie de trois garçons plus du tout dans le vent mais  qui s’accrochent tant bien que mal à rêver de leur époque de gloire.

Les vieux rockeurs ont bien vieilli, leur passé prend sans cesse le dessus sur leur présent les empêchant d’avancer droit devant.

Un brin d’humour, un bouquet de nostalgie font de ce roman joliment écrit un moment agréable de lecture, nous berçant au rythme des musiques des années soixante dix.

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