Sandrine Collette « Juste après la vague ». éditions Denoël.

Un pan du volcan s’est écroulé. Un gigantesque raz de marée s’est abattu sur les îles détruisant tout sur son passage. La vague a tout emporté.Les maisons, les hommes, les femmes, les enfants, les animaux, rien n’a été épargné. Il ne reste qu’une famille dont la maison implantée en haut de la colline a échappé à cette catastrophe.

Mais leur survie n’est que de courte durée. La mer monte doucement. L’eau arrive inévitablement vers la seule maison encore visible sur l’île.

Il faut prendre une décision et partir. Fuir cet endroit qui dans très peu de temps sera submergé. Rejoindre d’autres terres plus hautes afin de recommencer une nouvelle vie.

Tout est prêt. Les vivres sont suffisantes pour douze jours de traversée en mer. La barque est chargée. Le départ est prévu pour le lendemain matin.

Au réveil, trois des enfants se lèvent. Plus personne dans la maison. Les autres sont partis, laissant un mot sur la table et suffisamment de nourriture en attendant le retour du père qui viendra les chercher.

La barque est trop petite pour y loger tout le monde et le père a du faire un choix.

Mais pourquoi eux et pas les autres ?

Les enfants tentent de s’organiser. L’incompréhension, la tristesse, la peur les envahis. Ils espèrent le retour rapide de Pata. Pouvoir rejoindre les autres. Le temps passe, les rations de nourriture deviennent rares, les eaux montent un peu plus chaque jour. Eux aussi doivent prendre une décision et quitter cette île qui dans peu de temps ne sera plus.

Superbe roman dont le sujet principal est à mes yeux « le choix ». Comment peut-on choisir, prendre une décision. Chacun est maître de son destin tout dépend du choix que l’on fait. Mais quand une personne fait le choix pour les autres, la situation est toute autre.

Dans son roman, Sandrine Collette aborde ce sujet à travers une famille unie, aimante. Le choix que le père a du faire est un déchirement. La mère a subi ce choix qui la dévaste. L’abandon de ses enfants est inconcevable mais le choix du père a été fait.

Sandrine Collette aborde aussi le thème de la mort. La mort d’un enfant, la notion de mort quand on n’a que dix ans. Comment trois enfants peuvent-ils survivre sans penser à une fin tragique. Même si la peur est omniprésente, leur but est de survivre et fuir à tout prix.

La résilience est traité dans ce superbe roman. Une mère anéantie par tous les choix dont elle n’est pas maître va se battre jusqu’au bout pour retrouver ses enfants. Toute mère déploierait autant de volonté et d’acharnement pour l’Amour de ses enfants. Belle leçon de courage et de force.

Coup de coeur pour ce très beau roman.

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Un message sur “Sandrine Collette « Juste après la vague ». éditions Denoël.

  1. Les scènes des chapitres défilaient au fur et à mesure de ma lecture comme un film tellement l’écriture est incroyable.Il n’y a jamais de répit. Nous sommes pris par le rythme de la course contre la montée des eaux , entre les moments d’accalmie et de violence qui iront jusqu’au meurtre.
    Les tourments aussi bien physiques que psychologiques qu’endurent ces adultes et ces enfants nous angoissent . J’ai ressenti beaucoup d’émotion ;
    Merci à l’auteur et à mireille pour m’avoir prêté ce livre ,

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