Aurélie Valognes « Au petit bonheur la chance! ». éditions Mazarine.

Jean est un rêveur, une tête en l’air. A six ans, ce petit garçon trébuche très souvent et chaque fois se relève sans broncher.

Un soir de juillet 68, sa mère Marie le dépose chez Mémé Lucette.

La jeune femme préfère fuir les disputes qu’elle a avec son mari en laissant son fils à sa mère. Fuir vers Paris pour se construire une nouvelle vie. Quand elle sera bien installée, elle reviendra chercher Jean.

Jean ne comprend pas vraiment. Pourquoi sa mère l’a abandonné. Dans combien de temps va-t-elle revenir.

Sa grand-mère Lucette est une femme austère ne montrant jamais ses sentiments, mais l’arrivée de son petit-fils va la bouleverser. Tous les deux vont s’apprivoiser.

Mais Jean attend toujours le retour de sa mère. Le temps passe, Jean devra faire sa scolarité à Granville, sa mère ayant retardé sa venue.

Les jours, les mois s’écoulent et Jean se rend compte qu’elle ne viendra plus. Alors il se réconforte auprès de tante Françoise et de ses cousins chez qui il va passer très souvent les week end avec Mémé Lucette. Le garçon retrouve une vie de famille comme il en a tant rêvée. Sa vie se fera désormais sans sa mère.

Mémé Lucette se fait vieille et garder un enfant est une grande responsabilité. Marie doit impérativement reprendre Jean pour soulager la vieille dame.

Une nouvelle vie s’annonce à Jean. Le voilà à Paris avec sa mère, Gaston, son beau-père au chômage et son petit frère dont il ignorait l’existence.

Les promesses de sa mère ne seront pas tenues et Jean ne souhaitera qu’une seule chose, repartir à Granville vivre chez Mémé Lucette. Mais cette fois-ci il ne partira pas seul….

C’est ce que j’appelle une belle histoire où les mots glissent doucement au fil des pages, où l’on s’aperçoit que la vie de ce petit garçon n’est basé que sur l’abandon de sa mère, même s’il trouve le bonheur auprès de sa grand-mère, sa tante, ses cousins, Lucien le facteur, ses copains de classe et Anita. C’est l’incompréhension permanente qu’il éprouve face à cette situation. C’est l’histoire d’une mère complètement paumée, en soif de liberté et qui n’avait pas vraiment choisit d’être mère.

Cette histoire est aussi l’histoire du père d’Aurélie Valognes. Le récit ne peut être encore plus touchant et aussi bien écrit car les mots viennent du coeur.

Ma lecture a été un bonheur pleine de fraîcheur et parfois de questionnements.

Comment un enfant peut-il se relever indemne après une telle épreuve. Jean lui a su le faire. Quand il était petit, il savait toujours se relever sans rien dire quand il tombait….

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