C.J. Skuse « Serial killeuse ». éditions Denoël.

Rhiannon n’était qu’une petite fille, quand un détraqué est entré chez sa nounou massacrant les enfants, la nourrice et laissant pour morte la petite Rhiannon.

Des années de rééducation furent nécessaires pour qu’elle retrouve une vie normale. Normale, pas vraiment. Rhiannon est devenue une psychopathe, une enragée, prête à tuer pour la moindre contrariété.

Rhiannon est une serial killeuse. Une femme qui trucide égorge découpe sans scrupule. Elle tue les hommes, les femmes, torturant sans réfléchir. Se débarrasse de la vermine. Les violeurs, les pédophiles et les personnes qui lui ont fait du mal. Rhiannon a la rancoeur tenace et le couteau  tranchant bien caché dans la poche de sa veste.

Rhiannon est assistante éditoriale mais son avenir professionnel n’est guère réjouissant. Ses collègues ne savent que penser d’elle. D’ailleurs Rhiannon a très souvent envie d’en trucider quelques uns histoire de rendre sa vie plus jouissive.

Sa vie privée, elle la partage avec Craig, qu’elle déteste de plus en plus. Craig trompe Rhiannon avec Lana. Elle prend un malin plaisir à aller sur des sites gays utilisant l’identité de Craig pour aborder, draguer des mecs, ça lui apprendra à aller coucher avec une autre.

Rhiannon s’est « offert » un partenaire de jeux. AJ le stagiaire de 19 ans, neveu de la responsable du journal. Mais le jeune garçon semble un peu trop collant surtout lorsqu’il découvre que Rhiannon est enceinte de lui. Rhiannon sait ce qu’elle a à faire…..

Cette grossesse a quelque peu perturbé son métabolisme et des désirs de stabilité et de vie de famille commencent à remonter à la surface à la grande joie de Craig.

Rhiannon va-telle enfin pouvoir vivre une vie normale !…..

Humour noir, cynisme sont les principaux ingrédients de ce roman quelque peu surprenant. Peu habituée à trouver une serial killeuse en personnage principal. Une femme complètement dérangée, paranoïaque, hystérique mais meurtrie, traumatisée par ce tragique événement d’il y a vingt ans.

Le langage est parfois un peu cru mais cela reflète la violence et la haine que ressent Rhiannon. Il y a également des phases d’humour cynique et on ne peut que en rire.

On pourrait presque trouver attachante cette jeune femme qui n’aime que son chien Tink un chicouaoua. Que son chien, pas vraiment ce qu’elle aime le plus au monde, c’est tuer.

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