Charlotte Erlih « Funambules ». éditions Grasset.

C’est en allant régulièrement au cinéma qu’Ada Laine – surnommée Woody par Pierre son ex petit ami – se rend compte que tous ses sujets de prédilections ont déjà été exploités par les grands cinéastes. Qu’importe, son imagination est débordante et elle compte bien affronter le producteur Denis Moucheteux et vendre son histoire dans le but d’en faire un film.

Stressée, Ada est consciente que son scénario entre un jeune funambule et une journaliste n’est guère concluant mais Denis écoute la jeune femme, lui donne quelques des conseils. Ada doit donner le maximum de détails, il faut que le spectateur ne reste pas en questionnement durant la projection du film.

L’histoire n’est pas toujours crédible mais que cela ne tienne, Ada a de la répartie et les arguments nécessaires pour clouer le bec au producteur. Commence alors un duel, un affrontement entre une jeune femme prête à tout pour donner vie à son scénario et un producteur bien décidé à remanier l’histoire.

Denis Moucheteux ne sait pas à qui il a affaire et Ada est bien décidée à gagner ce combat en trouvant tous les bons arguments pour que son histoire voit le jour :

Judith est une jeune journaliste, elle doit faire un reportage sur un directeur de cirque trapéziste. Mais celui-ci meurt lors d’une représentation. La jeune femme fait la connaissance de Julien un autre trapéziste et funambule. De cette rencontre naîtra une histoire d’amour quelque peu chaotique. Une histoire aussi scabreuse que de marcher sur un fil entre les deux tours de Notre Dame.

Charlotte Erlih nous offre un moment agréable de lecture même si j’ai eu un peu de mal à aborder l’histoire qui alterne le face à face entre Ada et le producteur et le scénario de présente Ada. Mais cela n’a duré que dans les 20 premières pages. Ensuite je me suis laissée emporter par des personnages attachants dont la vie est comme une marche hésitante et fragile, comme s’ils marchaient sur un fil au risque de tomber mais leur détermination prendra le dessus et leurs choix ne pourront être que bénéfiques pour leur avenir.

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