Rosa Ventrella « Une famille comme il faut ». éditions Les Escales.

Elle s’appelle Maria De Santis mais les habitants du quartier San Nicola à Bari ville au sud de l’Italie dans la région des Pouilles, la connaissent sous le diminutif de Palacarne, ce qui signifie mauvaise graine.

Fille d’un père pêcheur, autoritaire voire violent et d’une mère douce et soumise face à la vie qu’elle subit depuis son mariage avec cet homme mal dans sa vie.

Maria a deux frères plus âgés qu’elle. Tous les trois dorment dans la même chambre car la vie n’est pas facile, le salaire d’Antonio le père ne permet pas vraiment de subvenir aux besoins de la famille.

Maria, enfant disgracieuse et impulsive aime l’école mais ce qu’elle préfère par dessus tout c’est se promener avec Michele son ami. Mais Antonio n’apprécie pas cette amitié. Mauvaise influence de cette famille sur la famille De Santis.

Maria déteste son père. Petite elle en avait peur mais en grandissant, elle ne sait que penser de lui. Ce qui l’insuporte c’est lorsqu’il s’énerve sur sa mère ou lorsqu’il frappe ses frères à grands coups de ceinture. Elle reste inerte face à une telle violence.

Elle a honte de son père, de sa mère, de cette vie qu’elle n’a pas choisie.

Le jour où elle entre à l’université grâce aux bourses qu’elle a pu obtenir, elle se sent libérée. Fuyant cette famille déchirée depuis la mort tragique de Vicenzo des années auparavant.

Mais un fil invisible relie cette fratrie et ce fil Maria doit le casser pour vivre pour elle, devenir ce qu’elle a toujours rêver. Etre une femme libre. Libre de ses pensées, de ses choix et de ses amours. Et l’amour elle veut le vivre auprès de Michele celui qu’elle a toujours aimé. Mais l’amour est-il plus fort que les liens qui unissent la famille De Dantis ?

Superbe histoire racontée avec générosité. Une histoire comme il en existe beaucoup mais qui est sublimée par cette force de l’émotion, de la violence des sentiments enfuis en chacun des personnages. De la pauvreté d’une existence ordinaire vécue par des gens pauvres dans un quartier pauvre où chacun semble laid et triste.

Cette histoire se déroule dans les années 90 mais en lisant j’ai eu l’impression de vivre dans un autre siècle où la pauvreté et la misère étaient omniprésentes.

C’est une histoire d’amour, d’amitié et de passion. Une histoire de souffrance, de rejet, de colère écrit avec des mots justes qui plonge le lecteur dans une sentiment de compassion vis à vis de cette jeune fille attachante.

Gros coup de coeur.

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