Jean-Yves Le Naour & Christelle Galland & Sandrine Cordurié « La petite fille qui voulait voir la guerre ». éditions GrandAngle.

C’est en découvrant son nom sur le monument aux morts de son village que Clémence a décidé d’en faire son sujet d’exposé pour son école.

Elle coure chez elle pour obtenir des renseignements auprès de ses parents qui la renvoient directement chez les grands-parents. Eux, pourront lui donner toutes les informations sur la vie de ses ancêtres.

Dans le grenier, elle découvre un carton rempli de lettres jamais ouvertes. Des lettres de son arrière-grand-mère Clémence.

La guerre vient d’éclater. Mobilisation générale. Le 4 août, François, le père de Clémence doit partir pour défendre le pays. Mais il mourra le 25 de ce mois. La fillette ne sait pas que son père est mort et continue à lui écrire. Les lettres n’ont jamais été envoyées, mais Clémence continue d’écrire en espérant toujours une réponse de son père.

Dans le village de Charnay-lès-Macon il n’y a plus que des femmes, des enfants et quelques vieillards. Il faut bien que la vie continue, alors les femmes se mettent à travailler remplaçant les hommes partis au front.

Pendant ce temps, la jeune Clémence continue sa vie d’enfant. Insouciante, amusée par la guerre. Tout ça n’est qu’un jeu à ses yeux.

Mais une chose l’inquiète, elle ne reçoit toujours pas de réponses à toutes les lettres qu’elle envoie. Elle décide d’aller retrouver son père. Se cache dans un train qui l’emmène au campement de la garnison.

Elle apprend la triste nouvelle. Les soldats en hommage au courage de la fillette décident de la nommer « La petite poilue ». Fière, Clémence rentre chez elle où sa mère l’attend.

De nos jours, Clémence continue à lire les lettres, émue par toutes ses histoires de famille. Son grand-père lui donne une enveloppe datant de 1979. Ce fut la dernière lettre écrite par Clémence l’arrière-grand-mère. La plus émouvante, retraçant sa vie, la vie d’une enfant de la guerre devenue mère célibataire mais fière de sa destinée même si sa vie n’a pas été toujours facile. Fière de ses actions militantes pour préserver la Paix et la Liberté.

Très belle histoire en hommage à tous ces poilus morts pour la France. Grace aux lettres de Clémence, son arrière-petite-fille a appris beaucoup de choses sur cette guerre qui a fait bien trop de morts. Les monuments érigés dans les villages sont un bel hommage à tous ces soldats morts pour sauver la France.

Une relation se crée entre l’arrière-grand-mère et Clémence grâce aux lettres retrouvées dans le grenier.

En lisant toutes ces lettres, Clémence fait revivre son arrière-grand-mère, découvrant la vie qu’elle menait durant la guerre. Toutes les 2 ont la même innocence de l’enfance, l’audace, la force et la fougue que tout enfant doit avoir pour vivre pleinement malgré les événements.

Les dessins sont colorés, les personnages sont expressifs parfois un peu trop. Le scénario écrit par Jean-Yves Le Naour historien spécialisé dans la première guerre mondiale est bien étudié. Faire revivre une enfant de la grande guerre était une bonne idée, par contre, je ne vois pas l’intérêt de mettre le conflit des parents dans cette histoire. Peut être n’ai-je pas compris le sens !

Cette chronique littéraire vous plait... Partagez là sur les réseaux sociaux :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *