Marie Ndiaye « Un pas de chat sauvage ». éditions Flammarion.

Quel est le rapport entre Maria Martinez, surnommée « La Malibran noire », cette artiste originaire de La Havane dans les années 1850 et Marie Sachs, cette artiste qui cherche à connaître le fruit de mes recherches sur Maria « l’Antillaise ». Que sait-elle exactement, qui l’a informé de mes précieuses investigations, celles qui me serviront à écrire l’histoire de Maria.

Peut-être est-t-elle en possession d’informations que je ne connais pas !

La narratrice s’interroge. Et si Maria et Marie n’étaient qu’une seule et même personne. La ressemblance est frappante. Marie s’est imprégnée de la vie de Maria. La faisant revivre à travers ses gestes, sa voix lors des spectacles qu’elle donne les soirs dans des salles, des bars ou chez des particuliers ; se montrant telle que le faisait Maria, acceptant les critiques, les remarques sur ses origines, ses prestations artistiques. Les réflexions souvent désobligeantes fusent mais qu’importe, Marie chante comme Maria le faisait autrefois.

Maria artiste à la gloire éphémère, disparue dans l’anonymat.L’artiste au talent particulier fut oubliée aussi vite qu’elle était venue sur les scènes de Paris pour une gloire éphémère.

Marie Sachs ne donna plus aucune nouvelles, disparue dans l’anonymat. L’artiste au talent particulier fut oubliée aussi vite qu’elle était venue sur les scènes pour une gloire éphémère.

Très beau récit qui donne envie d’en connaître plus sur Maria Martinez.

Marie Ndiaye possède une écriture poétique d’une extrême élégance. Inspirée par l’exposition « Le modèle Noir » au Musée d’Orsay, Marie Ndiaye rend hommage aux femmes noires. Un récit de 40 pages magnifiquement écrit, un hymne à  la beauté artistique.

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