Fatou Diome « Les veilleurs de Sangomar ». éditions Albin Michel.

Depuis la mort de Bouba lors du naufrage du ferry qui le ramenait chez lui, la jeune Coumba est inconsolable.

L’homme qu’elle aime tant l’a quittée pour toujours. Désormais elle ne vivra avec lui qu’à travers ses souvenirs. Ses bonheurs indestructibles et leur fille Fadikiine.

Elle sait que d’autres ont pleuré leurs morts disparus aussi dans ce tragique accident, elle sait qu’ils ne les reverront jamais. Elle sait que la vie doit continuer mais elle veut garder ce lien si fort qu’il y avait entre son Amour et elle.

Coumba a perdu le sommeil et les soirs couchée dans sa chambre chez sa belle-mère qui l’a recueillie, elle entend des voix venant de Sangomar. Des voix qu’elle seule peut percevoir, des voix lui demandant d’être le messager. Le messager des ombres désormais résidents à tout jamais dans ces ténèbres.

Coumba sait qu’elle n’est pas folle, elle sait que Bouba est maintenant au Royaume des Ombres. Elle évoque les esprits elle espère pouvoir lui parler, mais en vain. Alors Coumba écrit encore et encore.

Quatre mois et dix jours de deuil ne sont pas suffisants pour elle, mais elle doit continuer à vivre pour leur petite fille Fadikiine.

Coumba doit laisser l’esprit de Bouba reposer en paix…..

« Tu es trop belle, tu seras mienne » avait dit Bouba à Coumba et Coumba fut sienne…..

Magnifique ode à l’Amour écrite par Fatou Diome au rythme un peu lent à mes yeux. Très peu de dialogue, beaucoup de descriptions, de souvenirs narrés et de répétitions, qui parfois me faisait décrocher de cette histoire  pourtant superbe.

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