Agnès Clancier « Le corps de Sankara ». éditions du Rocher.

Burkina Faso. 8,00 heures du matin. La température a déjà atteint les 43°. A cette chaleur se mêle une moiteur insupportable que la climatisation du bar n’arrive pas à adoucir.

Lucie accoudée au comptoir boit un cocktail en attendant le taxi qui l’amènera au bureau de l’association « de l’eau pour la vie » dont elle fait dorénavant partie en vue de sa préparation d’un doctorat en science de l’environnement.

L’avion se pose sur le tarmac. Daurat, un homme d’une soixantaine d’année va prendre ses nouvelles fonctions à l’ambassade de France au service des subventions. Pour ce grand voyageur, ce sera pour lui sa dernière mission.

Chacun a fui un passé douloureux, un chagrin d’amour à vrai dire. Mais la fuite est-elle ce qu’il y a de mieux à faire ? Surtout partir dans un pays qu’ils ne connaissent pas. Loin des siens, loin de leurs habitudes. Dans un pays où l’insécurité, l’hygiène sont déplorables. Où aux odeurs des rues se mèlent les senteurs d’épices, les ordures, les cris, les chants les bruits des voitures vétustes, les klaxons, les mobylettes trafiquées. Une cacophonie incessante qui fait de la ville un lieu jamais endormi.

Chacun va tenter se remettre de l’ordre dans sa vie. Mais les tensions qui règnent dans ce pays au bord du soulèvement ne va pas faciliter leur chemin vers la guérison.

Très beau roman narrant le destin de deux êtres à la dérive sentimentale. Un homme en fin de carrière et une jeune femme en début où leurs chemins vont se croiser brièvement mais dont leur destin ne dépendra que de la situation politique d’un pays au bord du chaos.

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