Caroline Dorka-Fenech « Rosa dolorosa ». éditions De La Martinière.

Dans le hall de l’hôtel, il y aura un immense aquarium rempli de méduses…..

Animaux complexes et fascinants.

Les murs seront recouverts d’une peinture où l’on pourra se voir dedans.

Vendre le restaurant « Le petit soleil », attendre l’accord des partenaires et les travaux pourront enfin commencer.

Rosa et son fils Lino sont impatients. Leur rêve va enfin se réaliser.

Avoir leur propre hôtel dans le vieux Nice.

Mais le cours des choses va prendre une autre tournure. Lino est interpellé par la police, soupçonné du meurtre du jeune Martin Sopak retrouvé sans vie sur la plage par des touristes.

L’enfant prenait des cours de plongée avec Lino et tout laisse penser que ce dernier avait des attitudes équivoques avec le jeune garçon.

Commence alors pour Rosa une course effrénée pour prouver l’innocence de son fils. Avocate, recherche de témoins, elle ne reculera devant rien jusqu’à risquer sa vie. Oubliant même ses problèmes de santé. Trouver l’alibi qui innocentera Lino. Le soutien et l’amour de Marc, son amant lui seront précieux.

Elle est consciente que les soirées de son fils passées dans les boîtes de nuit, les excès d’alcool et la violence qui en découle n’arrangent rien pour prouver son innocence mais qu’importe, elle veut aller jusqu’au bout.

Mais quand l’évidence prend le dessus, Rosa finit par se rendre compte qu’elle ignore beaucoup de choses sur lui.

J’ai adoré ce premier roman. Cette histoire d’amour maternelle, fusionnelle, étouffante, ambiguë voire dérangeante parfois écrit avec force comme celle de cette mère qui se bat pour prouver l’innocence de son enfant.

Un fils idolâtré par une mère dévouée, fascinée, donnant parfois trop d’amour pour comprendre les souffrances de son fils devenu adulte.

Une relation complexe et fascinante comme ces méduses qui devaient flotter dans cet aquarium qui ne verra jamais le jour….

Une lecture qui m’a touchée en tant que mère de deux fils devenus adultes depuis longtemps mais qui restent à tout jamais des enfants dans le coeur d’une mère.

Gros coup de coeur pour cette rentrée littéraire.

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