BEKA & Marko & Maëla « Le jour où la nuit s’est levée ». BambooEditions.

Impossible de quitter la librairie. Une tempête de neige sévit sur la capitale. La dédicace du dernier ouvrage de Chantal va donc se prolonger pour les quelques clients venus spécialement pour elle.

Chacun prévient ses proches pour les rassurer. Il y a de quoi manger, lire et dormir. Pas d’inquiétude. Tout ira bien.

Commence alors une nuit insolite que ces clients ne seront pas prêts d’oublier.

Confortablement installés tout en buvant un thé bien chaud et dégustant des petits gâteaux, ils se présentent afin de faire connaissance.

Sachant qu’ils ne se reverront certainement plus après cet épisode météorologique, Clémentine propose que chacun parle de sa vie, de son enfance de ses projets.

Excellente idée. Chantal commence donc.

Durant toute la nuit chacun va pouvoir s’exprimer.

Enfant obéissant, obligé d’être parfait comme ses parents. Rebelle ou en manque de confiance totale. Contraint de rendre ses parents heureux au détriment de son propre bonheur, des parents immatures obligeant son enfant à être plus responsable qu’eux. Enfant ne pouvant compter que sur lui même. Parents trop envahissants empêchant l’enfant de vivre sa vie.

Enfant souvent impliqué dans les histoires des parents lorsque le couple explose.

Enfant rabaissé sans cesse par une mère autoritaire.

Enfant éduqué sous le poids des traditions engendrant une dépression toujours présente malgré les années.

La neige continue de tomber comme les confidences des convives. Délivrance. Lâcher du lest. Retirer les « sacs à dos » de l’enfance qui empêchent l’adulte d’avancer dans sa propre vie.

Il est si simple de parler de soi à des inconnus qu’à ses parents. Eviter les reproches, les rancoeurs face à ces adultes qui pensaient bien faire car eux même héritiers de leurs parents, de leurs grands-parents….

Cinquième tome de la série « Le jour où »…. Toujours aussi intéressant voire encore meilleur à mes yeux car le thème parle de l’enfance, départ de notre chemin de vie.

Des situations que chacun a très certainement vécu et donc se reconnaîtra à travers ce huis clos rempli de chaleur et d’amour car malgré les souffrances de chacun, le pardon reste toujours présent dans ces histoires.

Les BEKA montrent qu’ils sont maîtres dans ce domaine. Toujours aussi bien écrit, sachant trouver le point – non pas qui fait mal – mais qui fait réfléchir quant à l’adulte que chacun est devenu.

Les dessins de Marko et les couleurs de Maëla Cosson apportent comme toujours une chaleur par leur douceur.

Maintenant il n’y a plus qu’à attendre le sixième tome…..

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