Anthony Palou « La faucille d’or ». éditions du Rocher.

David Bourricot n’a pas vraiment le choix. Soit il accepte d’aller faire un reportage sur les trafics de cocaïne à bord des chalutiers au fin fond du Finistère, soit il se fait virer sur le champs par son rédacteur en chef Romain Beaurevoir.

Le voilà donc arrivé à Penmarc’h devant l’auberge « La toupie ». Entre et s’installe au bar. David va devoir s’intégrer à la population, se fondre dans la masse pour récolter le maximum d’informations sur la mort de Pierre Kermarec un pêcheur disparu. Selon les rumeurs, il aurait été mêlé au trafic et balancé par dessus bord lors d’une sortie en mer.

Le journaliste fatigué d’un voyage mouvementé commande à boire. Un homme, de petite taille entre et s’installe à côté de lui.Quelques verres de wisky plus tard, le « nain » prénommé Henri-Jean De La Varende se débride et commence à raconter sa vie bien remplie, son métier d’artiste peintre expressionniste abstrait.

Il fait également la connaissance de Clarisse, la veuve de Pierre Kermarec dont il tombe immédiatement sous le charme ainsi que de Jean-Marc Le Borgne un collègue du pêcheur disparu. Impressionné par son tatouage, David demande au marin sa signification. Est ce un croissant, une sorte de herpe ou peut-être une harpe celtique ? Non c’est la faucille d’or ! Elle représente la lune lorsque la mer est déchaînée et que les marins ne voient plus rien…

Tous les soirs, David se rend au bar, retrouve ses nouveaux acolytes, sirotant ensemble des verres. Essayant toujours de récolter le maximum d’informations sur la disparition de Pierre Kermarec. Après ces soirées bien arrosées, il rentre à son hotel pour tenter d’écrire son article, mais il se rend compte qu’il n’est pas vraiment fait pour mener des enquêtes et rédiger des articles qui pourraient intéresser les lecteurs. David préfère écrire à sa femme Marie-Hélène restant persuadé qu’elle sera là à son retour comme une femme de pêcheur qui attend le retour de son homme.

Joli roman, drôle, pétillant ou à ressort, accompagné d’une certaine poésie.

On se laisse voguer sur les flots de ce récit oubliant les clichés et les préjugés sur les bretons quelque peu caricaturés.

Un agréable moment de lecture pleine de légèreté qui fait du bien.

Cette chronique littéraire vous plait... Partagez là sur les réseaux sociaux :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *