Alicia Jaraba « Celle qui parle ». éditions GrandAngle.

Pour échapper aux mexicas, les femmes du village d’Oluta se cachent dans les arbres attendant immobiles qu’ils repartent. Mais elles savent qu’ils reviendront très bientôt qu’ils repartiront avec quelques villageois qui seront donnés en sacrifice aux Dieux tout cela sous les yeux des caciques restés silencieux.

Du haut de son arbre, Malinalli, fille du défunt cacique d’Oluta regarde avec rage cette scène trop souvent répétée. Elle se souvient lorsque sa sœur a été emmenée par les mexicas. Avant d’être enlevé à son tour, son père appris à la jeune Malinalli la langue nahualt, celle utilisée dans l’empire des mexicas.

Malinalli vit désormais chez sa grand-mère qui meurt à son tour. Kidnappée par des marchands d’esclaves l’adolescente travaille dans les champs de maïs sous la surveillance d’Atziri une maya dont elle ne comprend le moindre mot.

Elle fait la connaissance de Zaaril qui lui apprend la langue maya. Les deux jeunes femmes deviennent inséparables.

Un soir, des navires espagnoles arrivent transportant avec eux les hommes blancs de la mer.

Les nouveaux arrivants sous les ordres du capitaine Cortès ne comprennent pas le langage des autochtones et les négociations sont compliquées.

C’est Malinalli qui sera l’interprète lors des échanges entre les espagnols et les mexicas.

Elle découvre à travers la langue espagnole un mot qui va lui ouvrir les portes de la liberté.

NON.

Les pourparlers s’avèrent compliqués et les espagnols sont prêts à conquérir ce territoire inconnu. La menace gronde, Malinalli va-t-elle réussir à apaiser les tensions et éviter que le sang coule.

Si le capitaine commande, Malinalli elle parle encore et encore. Le dialogue toujours le dialogue. Elle sait que sa présence est indispensable. Elle sait qu’elle est privilégiée car dans son peuple les femmes n’ont pas le droit de s’exprimer en public alors Malinalli parle pour elles. Elle se sent libre, elle la jeune femme rebelle désormais mère se bat pour la liberté de parler.

Cette histoire relate la vie de la Malinche, femme indigène au destin inattendu. Devenue interprète entre les conquistadors espagnols et le peuple maya, elle a joué un rôle primordial entre ses deux camps. L’un voulant récupérer l’or, l’autre voulant protéger son or. Mais son rôle a beaucoup fait parlé, certains la considéraient comme une traite aux yeux du peuple mexicain. Sa relation avec le capitaine Cortès dont elle a eu un enfant conforte encore plus son implication parfois ambiguë entre les espagnols et les mexicains.

Mais Malinalli s’est battue pour la liberté d’expression des femmes, pour le droit à la parole, peu importe les préjugés et les controversités à son égard.

Bd très intéressante historiquement que je recommande si l’on veut connaître la vie de la Malinche ou Malintzin née en 1500 sous le nom de Malinalli.

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